Lixus est considérée comme la plus ancienne agglomération du Royaume et l’un des plus anciens centres urbains de la Méditerranée occidentale.

Etalée sur une superficie de 62 hectares, cette métropole a été construite par les commerçants phéniciens au VIIIe siècle avant J.C. et était active pendant près de 22 siècles, où son existence a traversé les temps passant de l’époque phénicienne (depuis la fin du XIIe s. av. J.-C), à l’époque mauritanienne et l’époque romaine, puis l’époque tardive et islamique.

Le ministre de la Culture Mohamed Laâraj, qui a inauguré le centre d’interprétation, a annoncé « une nouvelle ère dans la gestion des sites archéologiques ».

« Le département de la culture s’apprête à lancer une consultation nationale sur le patrimoine culturel afin de « recueillir et analyser les conceptions, aux niveaux central, régional et local, avec la participation de tous les acteurs ».

« Notre travail au site Lixus n’est pas terminé. Ses composantes archéologiques et ses potentialités économiques sont, en effet, à même de lui valoir une consécration internationale de la part de l’Unesco », a-t-il souligné, notant qu’à cette fin, le ministère mettra en place un programme de fouilles doté d’un budget annuel.

L’ouverture du centre d’interprétation du site de Lixus a été marquée par le vernissage d’une exposition de photos du site et d’objets archéologiques découverts dans ce lieu historique.

Un budget de 10 millions de DH a été alloué à la clôture du site et à la création du centre d’interprétation.

Grâce à un programme de partenariat avec l’ambassade d’Italie à Rabat, l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS) et l’Université italienne de Sienne, le site a connu l’aménagement de locaux de dépôt des trouvailles archéologiques, d’une salle de conférence et d’un espace d’accueil, outre des circuits avec une enveloppe de 1,8 MDH.

(Avec MAP)