Le calcul de l’indice de confiance des investisseurs financiers (AGR ICIF) repose sur les réponses obtenues à partir d’un questionnaire adressé aux intervenants les plus représentatifs des marchés financiers de la zone Cemac. Cette zone économique et monétaire comprend cinq pays du continent : Cameroun, Centrafrique, Gabon, RDC, Tchad et Guinée Equatoriale.

Les questions formulées sont réparties en six principales catégories : Marché financier, Economie, Politique, Géopolitique et International. Et les réponses proposées sont limitées à cinq choix allant de «très pessimiste» à «très optimiste». 

Pour l’échantillon, il comprend 20 investisseurs représentant quatre principales catégories : Institutionnels/Gérants, Acteurs de Référence, Particuliers et Etrangers.
 
En mai 2019, l'indice d'Attijari Global Research ressort quasi stable par rapport à l‘édition précédente, soit à 46,5 points sur une échelle de 100 points. Ce score se situe toujours au niveau de la borne supérieure de la phase d’attentisme.
 
A l’analyse des résultats de cet indice obtenus par catégorie d’investisseurs, l’équipe AGR ressort avec deux principaux constats :

> Amélioration de l’indice relatif aux « Acteurs de Référence » : l’indice de confiance relatif à la catégorie « Acteurs de Référence » affiche une forte progression de 11,4 points pour s’établir à 52,9 points. Dans ces conditions, ce score se situe désormais au niveau de la fourchette basse de la phase d’Assurance.

 > Dégradation des indices relatifs aux Particuliers, Institutionnels et Étrangers : l’indice de confiance des investisseurs « individuels » affiche un repli significatif de 11,3 points passant de 41,3 points lors de l’édition précédente à 30 points actuellement. Dans une moindre mesure, l’indice relatif aux investisseurs « Étrangers » recule de 2,1 points pour s’établir à 35 points contre 37,1 précédemment.

Parallèlement, l’indice relatif aux investisseurs « Institutionnels / Gérants locaux » enregistre une baisse de 3,1 points à 49,8 points. Ainsi, le score de cette catégorie d’investisseurs se situe désormais dans la phase d’Attentisme.

Il est à noter que les « Institutionnels / Gérants locaux » contribuent à l’essentiel des flux sur le marché financier de la sous-région CEMAC, selon AGR.

40% des investisseurs sont prêts à investir une partie de leur cash sur le marché

Dans les détails, 40% des investisseurs sondés expriment un intérêt grandissant pour les marchés financiers de la sous-région durant les 3 prochains mois contre 13% lors de l’édition précédente. Aussi, 40% sont disposés à investir une partie du cash sur le marché, et ce, dans le cadre d’un placement supérieur à 5 ans.

Par ailleurs, 65% des individus sondés expriment un sentiment de méfiance envers l’évolution du climat économique général de la sous-région durant les 3 prochains mois, contre 57% précédemment.

Sur le plan sectoriel, 45% des investisseurs estiment que les secteurs des hydrocarbures et des mines auraient un impact négatif sur l’économie de la sous- région durant les 3 prochains mois. De l’autre côté, 26% des interrogés anticipent un impact positif du secteur Agro-alimentaire sur l’économie durant la même période.

D’autre part, 60% des individus sondés anticipent un impact défavorable du contexte politico-social de la sous-région sur les marchés financiers durant les 3 prochains mois contre 70% auparavant. Et, 35% estiment que le contexte géopolitique aurait un impact défavorable sur les marchés financiers de la zone CEMAC contre 52% précédemment.

55% des investisseurs sondés estiment que le contexte international ne devrait pas avoir un impact significatif sur les marchés financiers de la sous-région durant les 3 prochains mois contre 48% lors de l’édition précédente.