Une semaine après le rejet de l’amendement du PAM au projet de loi portant statut de Bank Al-Maghrib, relatif à l’introduction de l’amazigh dans les billets de banques et les pièces de monnaie, l’Istiqlal revient sur les raisons de son opposition exprimée à travers « l’abstention de vote » de ses parlementaires lors de l’examen de ce texte, selon l’éditorial.
Notons que le rapport de la Commission des finances qui a voté le projet de loi précise que 4 élus ont voté pour l’amendement et 19 se sont prononcés contre. Aucune abstention n’a été enregistrée, ce qui veut dire que l’Istiqlal a voté contre.
Quoiqu’il en soit, l’Istiqlal accuse le gouvernement de négliger la question de l’introduction de l’amazigh dans la vie quotidienne.
Selon lui, si la majorité gouvernementale n’avait pas reporté sans cesse l’adoption dans les délais constitutionnels la loi organique relative au caractère officiel de la langue amazighe, l’amendement du PAM n’aurait pas eu lieu et il n’y aurait pas eu besoin de revenir sur cette question dans le cadre de projets de lois ordinaires.
En accusant les partis de la coalition d’avoir une voix différente sur l’introduction de cette langue dans la monnaie nationale, l’Istiqlal veut rappeler que le RNI et l’UC s’étaient prononcés contre cet amendement avant de se raviser et de se déclarer pour son adoption.
C’est donc ce débat « inutile et fabriqué de toutes pièces » qui aurait poussé les parlementaires de l’Istiqlal à « s’abstenir de voter » sachant que, selon eux, il suffirait « juste d’activer »la loi organique censée gérer toutes les applications de la langue amazigh, y compris monétaire, dans la vie nationale.
De plus, l’auteur en profite pour rappeler que l’Istiqlal a déposé plusieurs amendements du projet de loi sur la langue amazigh, restés vains car la majorité gouvernementale s’est abstenue de les discuter et soumettre pendant six mois.
Une posture éminemment politicienne voire populiste quand on sait que ce parti nationaliste et conservateur s’est toujours borné à défendre la langue arabe et n’a jamais été un partisan zélé de l’introduction de l’amazigh dans les administrations et encore moins à l’école.