Ce long-métrage a été financé en partie par de l’argent public puisque la commission d’aide lui a octroyé la somme de 4 MDH, sous forme d’avance sur recettes.
Quel ne fut l’étonnement du microcosme de la culture et du cinéma lorsque Hicham Hajji, au cours d’une soirée aussi arrosée que filmée, s’est livré à des accusations gravissimes à l’encontre du directeur du CCM.
La séquence, filmée et diffusée, a trouvé place dans plusieurs médias, dont Youtube.
Hicham Hajji a-t-il agi sous l’effet d’une quelconque boisson ? En tous les cas, le mal est fait. La séquence filmée est diffusée et (très) médiatisée. On y voit le réalisateur signer ostensiblement un chèque et clamer : “on est en train de signer un chèque pour le patron du CCM ce fils de p…“. C’est donc qu’il l’a signé à contrecœur. Venue après l’octroi d’un soutien de 4 MDH, l’allusion est troublante. Elle permet à certains de supposer ou de s’interroger sur un possible racket de la part du directeur du CCM.
Les aides sont octroyées par une commission indépendante du CCM.
Sarim Fassi Fihri a donc déposé plainte pour insulte à fonctionnaire public, diffamation et injure publique. Il demande au tribunal :
-sur le fond, de condamner Hicham Hajji sur la base des articles 263, 442, 443 et 444 du code pénal ainsi que sur la base des articles 83, 84 et 87 du code de la presse.
-sur le volet civil, il demande 100.000 DH au titre de réparation “qu’il se réserve le droit de verser à l’ISMAC“, Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma.
Rendez-vous le mercredi 10 juillet au tribunal correctionnel de Casablanca.