Akhannouch était attendu au meeting politique programmé par son parti ce week-end à Agadir. Il était attendu car il fait partie des noms qui suscitent le plus de commentaires, que l’on parle de Cour des comptes, de carburant ou de remaniement. Dans son entourage immédiat au RNI comme dans les coulisses du meeting, ou dans les travées du Théâtre de Verdure, la question qui revient est la suivante: « Qui veut abattre Akhannouch au point de le soumettre à des salves répétées d’attaques, depuis le boycott d’avril-mai 2018 ? ».

Sur scène, il est scruté. Dans les coulisses aussi. Il se montre étonnamment combatif. Il en parle d’ailleurs dans son allocution d’ouverture du meeting, ce vendredi 20 septembre 2019. Le discours improvisé comprend du storytelling. Il parle de lui-même, du tremblement de terre d’Agadir où sont morts tous ses frères et sœurs; de son père effondré et de sa mère résiliente qui malgré le drame a gardé le sourire jusqu’à sa mort, il y a quelques années. Il en conclut : « se laisser abattre, c’est échouer. Nous devons affronter et gagner. »

Pari sur les jeunes

Manifestement, le parti présidé par Akhannouch fait le pari de la jeunesse pour s’imposer lors des élections communales, régionales et législatives qui se tiendront au courant de l’année 2021.

Placé sous le signe de la mobilisation mais surtout de la conquête électorale, le meeting d’ouverture de la 3ème université d’été du RNI a vu défiler, au Théâtre de Verdure d’Agadir, plusieurs ministres et personnalités du parti pour délivrer un message d’espoir aux 5.600 jeunes présents dans la salle.

Organisé à dessein dans la région du Souss, dont est originaire le président du RNI, cet événement qui se poursuit ce samedi 21 septembre, a été l’occasion de s’adresser à la jeunesse en l’invitant à se mobiliser dans le cadre d’une participation politique citoyenne.

Face au ras-le-bol des « Marocains fatigués des belles paroles et qui veulent du concret à savoir des emplois pour leurs enfants, des soins médicaux et un enseignement public de qualité », Akhannouch s’est voulu offensif en sous-entendant que ces ministères critiqués [Education, Santé, Emploi] n’étaient pas dirigés par son parti « qui regorge d’experts qualifiés pour satisfaire les attentes de nos concitoyens ».

Gonflé à bloc par les acclamations des participants, il a promis que la dynamique de séduction en cours ne s’achèvera qu’en 2021 en plaçant son parti premier ou deuxième, en tous les cas, « l’un des leaders pour jouer les rôles les plus importants » et mener les réformes nécessaires.

Optimiste sur la montée en puissance de son parti, il a d’ailleurs donné rendez-vous en 2020 aux participants pour qu’ils soient 10.000 contre 5.600 pour l’édition actuelle de l’université d’été de la jeunesse.

Interrogé par Médias24 sur son optimisme, le président des indépendants a rappelé que la 1ère édition de l’université d’été avait démarré avec 3.500 participants en 2017 et 4.000 en 2018.

« La bonne nouvelle est que ces jeunes qui viennent de tout le Maroc sont de plus en plus nombreux à s’encarter chez nous.

« Dans notre base de données, 32.000 sur un effectif total de 130.000 sont des jeunes dont 30% viennent à peine de franchir le pas de la politique. S’ils sont aussi nombreux, c’est que notre message est entendu », s’est félicité Akhannouch qui s’attend à une forte progression du nombre d’adhérents.

« Le vrai recrutement des militants démarre à peine car nous prévoyons d’arriver à 400.000 encartés à l’horizon des prochaines législatives », a conclu le président.

Ci-après, le live du meeting d’ouverture de l’université d’été de la jeunesse du RNI: