Au lendemain de la clôture de la période de dépôt des candidatures à l’élection du présent de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fatima El Hassani nous a confirmé être la candidate officielle du PAM désignée par le SG Hakim Benchamach et qu’hormis Saïd Khayroune, personne d’autre ne s’était porté candidat.
Duel quasi identique à 2015
« Aucune alliance n’a encore été scellée mais il reste 5 jours avant le scrutin, qui aura lieu lundi 28 octobre, pour convaincre les 63 élus régionaux de voter pour l’un des 2 candidats », déclare celle qui affrontera le même adversaire que Ilyas El Omari en 2015 et qui se dit confiante pour devenir la 2ème femme à présider une des 12 régions du Maroc.
Ayant refusé de nous révéler le résultat de ses négociations avec le RNI, l’Istiqlal, le MP, l’USFP, le PPS et l’UC qui composent (avec PJD et PAM) le conseil régional, nous avons essayé d’interroger leurs leaders.
Hormis une source importante au RNI et un leader de 1er plan à l’Istiqlal, aucun dirigeant des autres partis n’a accepté de révéler pour lequel des deux candidats, ses élus voteront lors du scrutin régional.
Le RNI risque de ne faire aucun cadeau au PJD
« Quels que soient nos différends passés avec le PAM, il est hors de question d’offrir la présidence d’une troisième région au PJD qui ne cesse d’attaquer notre parti », nous déclare, très remonté, un député du RNI, requérant l’anonymat.
Si notre interlocuteur précise que la décision de soutenir la candidate du PAM n’a pas encore été rendue publique, « tout le monde verra de visu, le jour venu, qui soutient qui » grâce à une disposition de la loi sur les régions qui impose un vote à main levée lors de l’élection des présidents de région.
L’Istiqlal veut reconduire la même majorité de 2015
Du côté de l’Istiqlal, les intentions sont très claires et complètement assumées par un de ses leaders.
« Dès le départ, le PI a été associé à la majorité qui dirige la région de TTAH. Après la démission du président El Omari, nous nous sommes mis d’accord avec son parti pour maintenir la même majorité.
« Les 7 voix de nos élus régionaux iront donc à la candidate du PAM sous condition de maintenir la même répartition qu’en 2015 du bureau, à savoir, 2 vice-présidents et 1 vice-rapporteur pour l’Istiqlal », nous révèle une source autorisée du PI qui préfère rester anonyme.
Le PPS n’est plus allié du PJD
Ainsi, à moins d’un retournement théâtral d’alliance ou une abstention généralisée, Khayroune ne pourra compter que sur les 17 suffrages des conseillers du PJD, surtout que le PPS n’est plus son allié.
Ce candidat aura beaucoup de mal à séduire les 4 voix du PPS sachant que ce parti, déçu de la politique gouvernementale, vient de quitter la majorité gouvernementale pour se positionner dans l’opposition.
Si aucune décision n’a encore été prise, un de ses dirigeants nous a cependant déclaré qu’une consigne d’abstention sera bientôt donnée aux quatre élus du conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Au regard de toutes ces déclarations, El Hassani devrait donc logiquement être confortablement élue à l’image de son prédécesseur qui avait recueilli 42 voix (24 voix du RNI, PI, MP, USFP et UC et 18 du PAM) alors que la majorité nécessaire était de 32 suffrages).
Pour conclure, il est utile de préciser que nos nombreuses tentatives de joindre Said Khayroune sont restées vaines.