« Un patrimoine inestimable est pillé à la frontière entre le Maroc et l’Algérie. Au milieu des vastes étendues rocailleuses du Sahara émergent des dizaines de petites mines à ciel ouvert, au fond desquelles des hommes s’acharnent contre la roche. A l’aide d’outils dérisoires et à la seule force de leurs bras, ils cherchent des fossiles », raconte France Info.

Depuis plus de 20 ans, Saïd et Brahim viennent chaque jour dans ces mines. « C’est très difficile, c’est épuisant. Les meilleurs jours on gagne 4 à 5 euros, mais souvent on est bien loin du compte », explique Saïd Achabou.

Ils sont deux petites mains de ce qui est au Maroc une industrie de la préhistoire. Les fossiles font aujourd’hui tourner les commerces d’Arfoud.

Ainsi, 30.000 personnes vivraient dans cette ville du fossile. Beaucoup travaillent dans des ateliers. Une fois polis, les fossiles se vendent parfois à plusieurs centaines d’euros aux touristes.