Les résultats de l’étude de Gallup sont basés sur des entretiens avec près de 64.000 migrants, âgés de 15 ans et plus dans plus de 160 pays, interrogés entre 2010 et 2018. Ces derniers reflètent que la plupart des migrants dans le monde aimeraient rester là où ils sont, peu voudraient repartir et s’ils le faisaient, très peu aimeraient rentrer chez eux.

Sur neuf régions au monde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande est la région la plus accueillante pour les migrants. Le pourcentage de migrants qui souhaitent y rester est le plus élevé (88%) au niveau mondial. Ainsi, extrêmement peu de migrants dans cette région souhaitent rentrer chez eux (4%) ou changer de pays (9%).

En parallèle, l’Afrique subsaharienne est la région où les migrants veulent le moins y rester (64%), 28% d’entre eux veulent changer de pays et 8% désirent retourner au pays.

Ce qui est intéressant, c’est que les chiffres en Afrique subsaharienne ne sont pas très différents de ceux de l’Union européenne qui se retrouve en avant-dernière place: 69% des migrants vivant dans l’UE aimeraient rester où ils se trouvent, tandis que 22% voudraient déménager dans un autre pays et 9% souhaiteraient rentrer chez eux.

Le point commun qui relie ces deux régions est qu’elles abritent toutes deux une migration intra-régionale importante. Cependant, il existe de grandes différences dans les endroits où les migrants de ces deux régions aimeraient s’installer: la majorité des migrants dans l’UE souhaitent s’installer dans un autre pays de l’UE, alors que la majorité des migrants qui vivent en Afrique subsaharienne aspirent à se rendre en Amérique du Nord ou en Europe occidentale.

Concernant la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) se retrouve à la 6e place, 74% des migrants aimeraient y demeurer, 19% d’entre eux voudraient tenter leur chance ailleurs et 7% souhaitent le retour au pays.

Par ailleurs, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes est celle où les migrants souhaitent le plus rentrer chez eux (18%), contrairement à l’Asie où uniquement 2% d’entre eux souhaitent rejoindre leur pays d’origine.