Malgré les précipitations des derniers jours au Nord, à l’Oriental et au Moyen-Atlas, et la faible évolution des retenues des barrages dans ces mêmes régions, la situation du taux de remplissage des barrages reste alarmante et les besoins en eau restent supérieurs aux ressources hydriques disponibles. La récolte est compromise et le stress hydrique est perceptible, y compris pour l’eau potable.

Les réserves des barrages, à usage agricole ou autre, accusent une baisse tendancielle, comme le démontrent les chiffres ci-dessous des principaux barrages nationaux :

Dans la région de Chaouia, le barrage Al Massira a enregistré un taux de remplissage de 16,1% contre 26,6% une année auparavant. Et dans le Rif occidental, le barrage Al Wahda a atteint aujourd’hui un taux de remplissage de 57,4 %, contre 66,7% à la même date de l’année dernière.

La retenue du barrage Hassan II dans l’Oriental s’élève à 30,4% de sa capacité contre 71,5% l’année dernière, et le barrage Oued El Makhazine dans la province de Larache affiche un taux de remplissage de 97,3% contre 96,3% l’année dernière.

Le taux de remplissage du barrage de Bin El Ouidane dans le Haut-Atlas s’est établi quant à lui à 36,8 %, contre 70,1 % le même jour de 2019. Et dans le Saïss, le barrage Idriss 1er a rempli 79,2% de sa capacité contre 89,5% en 2019, tandis que celui de Sidi Mohamed Ben Abdellah affiche un taux de remplissage de 68,4% contre 91,0% à la même date de l’année dernière.

Enfin, même constat dans la région du Draâ Tafilelt, où la retenue du barrage El Mansour Eddahbi n’a pas dépassé 35,2% de sa capacité, contre 51,0% une année auparavant.