Il s’agit d’une décision du ministre de la Santé consistant à ne pas attendre le résultat des tests PCR et à entamer le protocole thérapeutique avant ce résultat. Si le résultat est négatif, on arrête le traitement. S’il est positif, on poursuit le traitement et le patient aura gagné de précieuses heures.
Cette décision a été prise en date du 24 mars, suite à une recommandation du comité scientifique et technique.
Contacté par nos soins, le Pr Jaâfar Heikel, épidémiologiste et infectiologue, confirme notre compréhension de la circulaire du ministre Khalid Ait Taleb:
« Un patient arrive selon le parcours de soins du ministère de la Santé publique. Donc, il est un cas possible ou suspect. Chez tout cas possible de Covid-19 symptomatique, il faut démarrer le traitement. C’est donc sur des suspicions majeures dans es cas bien déterminés et dans l’attente des résultats des tests. Ce n’est pas une prophylaxie, ni pour les états grippaux, ni pour tous les Marocains », explique le Pr Heikel.
La définition du cas suspect ou cas possible a fortement évolué au Maroc. La plus récente est décrite ici.
Une polémique intra-médicale avait éclaté il y a quelques jours à partir de la recommandation d’un pneumologue marocain, qui a proposé que tous les syndromes pseudo-grippaux soient d’emblée traités à la chloroquine. Plusieurs médecins s’étaient opposées à cette proposition en raison du danger qu’elle peut faire aux patients.
Ci-dessous, le fac-similé de la circulaire du ministre:
