En Italie, le gouvernement a imposé un « semi-confinement », soit un couvre-feu dans plusieurs grandes régions, la fermeture des bars et des restaurants à 18h00, ainsi que celle des salles de sport, de cinéma et de concert.

Selon la presse italienne, le gouvernement envisage d’annoncer, ce lundi 2 novembre, un confinement des grandes villes du pays, à commencer par Milan et Naples.

Ainsi, l’opposition aux restrictions a donné lieu à des heurts samedi soir, 31 octobre, à Rome, ou quelques centaines de manifestants ont commencé à jeter des projectiles sur la police avant d’être dispersés. D’autres heurts avaient eu lieu vendredi soir, 30 octobre, à Florence.

A Bologne, au nord-est de l’Italie, quelques centaines de personnes ont également manifesté, majoritairement des jeunes hommes dont des hooligans et certains faisant le salut fasciste. 

Des protestations violentes en Espagne

L’Espagne a connu, samedi 31 octobre, une journée de protestations contre les restrictions imposées pour freiner la propagation du coronavirus. Ces mouvements se sont transformés pour la deuxième nuit consécutive en émeutes et en affrontements violents avec les forces de sécurité à Madrid, Barcelone, Logroño, Malaga, Vitoria, Saint-Sébastien, Bilbao et Santander.

Les participants à ces manifestations ont été appelés à travers les réseaux sociaux pour contester le couvre-feu et les confinements proclamés dans différentes communautés autonomes.

Dans certaines villes comme Madrid, Barcelone et Logrono, ces manifestations violentes ont été suivies d’actes de vandalisme et de pillages.

Les troubles les plus importants se sont produits à Madrid, où de nombreux manifestants scandant « Liberté ! » ont mis le feu à des bennes à ordures et érigé des barricades dans le centre de la capitale.

Plus à l’ouest, la ville de Burgos a également été le théâtre d’affrontements entre plusieurs dizaines de jeunes manifestants et les forces de l’ordre.

On note que malgré de nombreuses restrictions imposées en Espagne depuis le mois de juillet, le nombre de cas de Covid-19 repartait à la hausse et les contaminations se sont multipliées.

France : les petits commerçants en colère

En France, un reconfinement a été instauré vendredi 30 octobre, jusqu’au 1er décembre. Jugés non essentiels et contraints de fermer, de petits commerçants manifestent leur colère. Ils dénoncent la concurrence déloyale des grandes surfaces, autorisées à rester ouvertes, et des plateformes en ligne.

Le Premier ministre, Jean Castex, a exclu dimanche soir, 1er novembre, de revenir sur les mesures prévues, mais a annoncé que les grandes surfaces devraient fermer leurs rayons de produits non essentiels.

La révolte des petits commerçants, relayée par leurs organisations professionnelles, témoigne de la peur de ne pas survivre à cette nouvelle crise.

Lundi 2 novembre, le réseau des Chambres de commerce et d’industrie (CCI) a aussi demandé au gouvernement d’étudier au plus vite sa proposition d’autorisation d’ouverture sur rendez-vous pour les commerçants.

Israël : des manifestations contre la mauvaise gestion de la crise

Des Israéliens avait également manifesté mardi 6 octobre contre la gestion économique et sanitaire de la pandémie de Covid-19 par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ils portaient des banderoles avec l’inscription « Oppresseur, démissionne » et une pancarte avec un dessin de M. Netanyahu derrière les barreaux, en référence à son procès en cours pour corruption. Le Premier ministre a rejeté cette accusation.

Depuis juillet, des manifestants anti-Netanyahu se réunissent chaque semaine pour critiquer sa gestion économique et sanitaire de la pandémie mais aussi pour dénoncer la « corruption » et appeler à un « changement ».

En effet, d’après un sondage rapporté par l’AFP, 65% des Israéliens jugent que M. Netanyahu gère mal la crise.

(Avec agences)