L’Organisation de coopération et de développement économique a également légèrement corrigé son estimation pour 2020, mais à la hausse: le PIB mondial devrait finalement se contracter de 4,2%, contre -4,5% prévus lors de ses précédentes prévisions, en septembre.

En revanche, les perspectives de rebond se sont assombries pour 2021. Car entretemps a déferlé la deuxième vague de Covid-19, qui a fait 1,46 million de morts depuis son apparition en Chine en décembre et continue à progresser rapidement dans certains pays, comme au Brésil où le PIB est attendu en hausse de 2,6% en 2021, après -6% en 2020.

Même si le monde ne devrait pas retrouver son niveau d’avant-crise avant la fin de 2021, la croissance sera toutefois partout au rendez-vous l’année prochaine, selon les prévisions de l’OCDE: +3,2% aux Etats-Unis, +3,6% en zone euro, +7,9% en Inde et +8% en Chine.

Pour 2022, l’OCDE table sur une croissance mondiale de 3,7%.

En France, après une chute inédite de 9,1% de l’activité en 2020, la croissance devrait rebondir de 6% en 2021 et 3,3% en 2022.

« La perspective d’une sortie de crise s’est améliorée grâce aux progrès réalisés dans la conception d’un vaccin efficace, mais les perspectives à court terme restent très incertaines, la reprise de l’activité étant de plus en plus hésitante », écrit l’OCDE.

En effet, la recrudescence de l’épidémie « et les mesures d’endiguement mises en place ont freiné le rythme de la reprise mondiale, après l’effondrement de la production constatée dans la première moitié de 2020 ».

Et cette tendance « devrait persister pendant un certain temps, étant donné les défis à surmonter, en termes de développement et de logistique, avant de pouvoir distribuer un vaccin à grande échelle dans le monde », prévient l’institution basée à Paris. Qui invite à ne pas se faire d’illusions: « vivre avec le virus pendant encore six à neuf mois au moins sera compliqué ».

Quant à la réponse macroéconomique, l’OCDE est sur la même ligne que le FMI: les politiques monétaires et budgétaires actuelles, expansionnistes, doivent être poursuivies, le moment n’est pas venu de serrer la vis. « S’assurer que la dette est supportable ne sera une priorité que lorsque la reprise sera sur les rails » prévient-elle.

(AFP)