Mardi soir, Emmanuel Macron avait annoncé que la production de vaccins sur le sol français débuterait « dès fin février, début mars », à l’issue d’une réunion avec les grands laboratoires français et européens.
Le président de la République avait indiqué que quatre sites de production allaient participer à la création de vaccins élaborés par d’autres laboratoires, dont trois sous-traitants français.
En novembre et en décembre, le sous-traitant français Delpharm avait déjà annoncé qu’il produirait le vaccin Pfizer/BioNTech dans son usine normande de Saint-Rémy-sur-Avre, le laboratoire suédois Recipharm le vaccin Moderna à Monts, en Indre-et-Loire, et le façonnier français Fareva le vaccin CureVac sur ses sites de Pau et Val-de-Reuil, pour des opérations de remplissage et d’emballage.
« Le premier site de production qui démarrera, ce sera courant mars pour le vaccin Moderna« , a précisé mercredi matin Agnès Pannier-Runacher.
« Nous aurons un site de production qui démarrera ensuite courant avril, ce sera pour le vaccin Pfizer/BioNTech. Et au mois de mai, ce devrait être pour le vaccin CureVac, là nous attendons l’autorisation de mise sur le marché, donc je mets un conditionnel », a-t-elle ajouté.
La ministre a indiqué que le laboratoire français Sanofi, qui a décalé au deuxième semestre 2021 la sortie de son propre vaccin, va pour sa part également produire ».
« Nous avons travaillé avec eux pour qu’ils produisent dans leur usine allemande du vaccin BioNTech, ça va contribuer à monter les chaînes de production. Si leur vaccin a des résultats positifs, au mois d’avril, ils démarreront également leur production« , a détaillé Agnès Pannier-Runacher.
La ministre a également évoqué les délais de livraison pour les différents vaccins: « Pfizer a diminué sa production, (mais) a déjà rattrapé son retard dans les chaines françaises. Il a plus livré qu’il ne le devait initialement. Moderna devrait corriger dans les 3-4 semaines qui viennent. AstraZeneca, ça devrait prendre plus de temps, parce qu’Astrazeneca a un vrai problème sur l’un de ses sites. Nous avons réclamé à Astrazeneca de livrer depuis d’autres sites pour rattraper leur retard ».
« Nous sommes plutôt confiants à proposer aux Français qui souhaitent être vaccinés, d’ici la fin de l’été, une vaccination », a-t-elle souligné.