Les Forces armées royales s’orientent vers une « meilleure qualification professionnelle » des sous-officiers pour augmenter leurs performances dans divers domaines.

En effet, les FAR ont adhéré à un programme de formation appuyé par l’Otan. 

« Ce programme, dont le transfert d’expertise sera assuré par l’Otan, vise à améliorer le processus de formation dans les établissements militaires », nous explique Abdelhamid Harifi, expert militaire. Le programme couvre l’aspect technique mais aussi les langues étrangères.

« L’objectif est de se doter d’une armée ‘professionnelle’ sans pour autant négliger l’armée artisanale, créer un écosystème autour de l’armée, rationnaliser ses charges des ressources humaines et les rendre plus performantes », ajoute notre source. 

L’expérience a été lancée en 2020, dans un premier temps, à l’Ecole royale des blindés de Meknès, avant sa généralisation dans les autres établissements de formation militaire.

Ce programme de formation a été développé par une équipe multinationale d’experts co-dirigée par l’Académie canadienne de la défense et de la formation supérieure des cadres de l’armée suisse au nom de l’Otan et du Groupement d’institutions d’études de défense et de sécurité du Partenariat pour la paix.

L’objectif est d’offrir aux partenaires un appui dans le développement d’objectifs d’apprentissage et de contenu pour les cours liés aux études militaires professionnelles de sous-officiers.

Le programme comporte 4 étapes: primaire, intermédiaire, avancé et commandement sénior enrollé. Il couvre trois thèmes: profession des armes, leadership et éthique et compétences de bases pour les sous-officiers.