Le ministère de la Santé allemand a déclaré que la décision avait été prise à titre de « précaution » et sur les conseils du régulateur national allemand des vaccins, l’Institut Paul Ehrlich. Ce dernier a appelé, en effet, à une enquête plus approfondie sur les cas.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que l’Agence européenne des médicaments déciderait « si et comment les nouvelles informations affecteront l’autorisation du vaccin ».

Le ministère de la Santé a déclaré que les caillots sanguins signalés impliquaient des veines cérébrales, mais n’a pas précisé où ni quand les incidents se sont produits.

Plusieurs autres pays européens ont temporairement arrêté l’utilisation du vaccin AstraZeneca ces derniers jours pour enquêter sur les cas de caillots sanguins survenus après la vaccination.

« La France va suspendre l’utilisation du vaccin d’Astrazeneca contre le Covid-19 à titre préventif, jusqu’à un avis européen mercredi, » a annoncé, lundi 15 mars, Emmanuel Macron. L’Italie a également décidé de suspendre l’utilisation de ce vaccin après avoir constaté des effets secondaires chez des patients vaccinés, notamment l’apparition de caillots sanguins.

AstraZeneca a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter de son vaccin et qu’il y avait moins de cas de thrombose signalés chez ceux qui ont reçu le vaccin que dans la population générale.

L’Agence européenne des médicaments et l’Organisation mondiale de la santé ont également déclaré que les données disponibles ne suggèrent pas que le vaccin a provoqué les caillots et que les personnes devraient continuer à être vaccinées.

Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, cité par l’AP, l’Allemagne a reçu un peu plus de 3 millions de doses du vaccin AstraZeneca et n’en a utilisé jusqu’à présent que 1,35 million de doses.