Cette cérémonie a été l’occasion de présenter l’exposition inaugurale du musée, fruit d’une généreuse donation d’un mécène marocain, El Khalil Belguench.
L’ouverture de « Villa Harris, musée de Tanger », permettra d’abord de valoriser ce lieu exceptionnel qui était à l’abandon, a précisé le ministre dans une déclaration à la presse, mettant en avant la forte composante de démocratisation de la culture qui caractérise ce lieu rénové en conservant son cachet authentique.
Rappelant qu’un donateur marocain a donné sa collection d’œuvres pour l’exposition inaugurale de ce musée, le ministre a expliqué que cela a été possible, vu que le Maroc dispose des structures qui permettent d’accueillir ces dons et de rassurer ces collectionneurs quant à la bonne prise en charge de leurs créations et leur mise à la disposition du public, de manière à ce qu’elles ne soient pas un art élitiste, réservé à certains.
Quatre grandes périodes de l’histoire de l’art au Maroc
L’exposition inaugurale du musée se déploie sur un parcours qui retrace l’histoire de l’art au Maroc à travers quatre grandes périodes. La première est celle de la fascination des peintres occidentaux pour la lumière, la couleur et l’hospitalité qu’offre le paysage naturel, urbain et social du Maroc. Cette section comporte des tableaux de plusieurs peintres, dont Delacroix, Jacques Majorelle, Edy-Legrand, Claudio Bravo et Jacques Veyrassat.
La deuxième période met l’accent sur les premiers peintres marocains ayant côtoyé des artistes européens, tels que Mohammed Ben Ali R’bati, Mohamed Ben Allal, Ahmed Yacoubi et Mohamed Hamri. Il s’agit également de la période des premiers artistes marocains ayant bénéficié d’une formation artistique à l’Ecole nationale des beaux-arts de Tétouan (ENBA).
La troisième période couvre les années 1950, 1960 et 1970 et annonce l’affirmation de la modernité artistique marocaine et la diversité des approches plastiques qui l’accompagne avec une maîtrise théorique et conceptuelle des débats qui traversaient à l’époque le panorama de l’art mondial. Il s’agit de la période des grands maîtres de la peinture marocaine comme Jilali Gharbaoui et Ahmed Cherkaoui.
Quant à la quatrième période, elle englobe des œuvres contemporaines qui reflètent le caractère éclectique de l’art marocain, ainsi que les expérimentations esthétiques qu’offrent les nouveaux supports de création.
Par ailleurs, un nouvel espace pédagogique dédié à la jeunesse accompagne l’exposition, avec une borne interactive et une bibliothèque qui permettent d’approfondir la compréhension des œuvres et des artistes exposés.
(Avec MAP)