Depuis plusieurs jours, les enseignants enchaînent les manifestations à Rabat malgré l’interdiction, par les autorités, en raison de l’état d’urgence sanitaire. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés.
Les protestataires, dont notamment les enseignants des académies régionales, réclament le dialogue avec le ministère de l’Education nationale, pour le traitement de leurs dossiers.
L’aile syndicale du PAM a indiqué, dans un communiqué, qu’elle « suivait avec une grande inquiétude et un grand mécontentement la mauvaise gestion, par le gouvernement, des protestations et des marches pacifiques et civilisées des enseignants ».
« Les enseignants continuent à faire face à un dispositif répressif en réponse à une demande légitime liée à leur intégration dans la fonction publique et dans le statut des employés du ministère de l’Education nationale », souligne le syndicat, qui condamne l’arrestation « arbitraire » des enseignants et rejette « l’approche sécuritaire » face aux manifestations pacifiques.
Le syndicat a également souligné la nécessité d’ouvrir un « dialogue sérieux et responsable avec la Coordination nationale des enseignants, de surmonter l’état de congestion et de mettre en œuvre l’intégration globale sans tergiverser », appelant au « traitement rapide des différents dossiers qui bloquent.
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