Depuis son installation en février 2019, le wali de la région Drâa-Tafilalet, gouverneur de la province d’Errachidia, Yahdih Bouchaab, se livre à un bras de fer avec les élus du PJD au niveau de la région, à en croire ces derniers.
Ils dénoncent le blocage de plusieurs projets de développement « sans motif sérieux ».
Saisi en février 2021, le tribunal administratif de Meknès avait rendu deux décisions judiciaires en faveur de la commune d’Errachidia, concernant la demande d’annulation de décisions émises par le wali, dont le refus de débloquer des fonds financiers alloués à l’entretien et à la réhabilitation de routes ainsi que du budget 2021.
« Le wali refuse tous les projets émanant des communes présidées par des élus PJD », nous affirme Said Lamhamdi, du secrétariat régional du PJD, évoquant des causes « purement politiques ».
Notre interlocuteur cite plusieurs blocages dont 31 projets INDH et des projets d’urbanisme au niveau d’Errachidia.
Le PJD à la rescousse
Le secrétariat général du PJD a exprimé son soutien aux élus du parti dans la région de Drâa-Tafilalet et son rejet de leur démission en raison du « blocage et du harcèlement dont ils font l’objet ».
Le parti a chargé une délégation de se rendre dans la région, a annoncé dimanche 11 avril, Aziz Rabbah, chef de la Fondation des élus du PJD.
Cette décision intervient sur la base de plaintes et de correspondances reçues par le parti sur la situation, notamment, dans les provinces d’Errachidia, de Midelt et dans d’autres communes.
« Le secrétariat général du PJD considère que la démission de ses élus ne servirait qu’à arrêter le développement dans la région », a-t-il dit.