Dans une tribune publiée sur Politicaexterior.com, l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Piqué, considère que le Maroc a fait des erreurs de calcul dans le traitement de sa crise avec l’Espagne.
« Les circonstances n’ont rien à voir avec le succès de la Marche verte organisée par Hassan II, en 1975, avec un gouvernement espagnol incapable et délégitimé en interne et au niveau international », écrit-il. Pour lui, le Maroc a utilisé la population civile comme « bouclier humain pour empêcher la réponse militaire ».
Evoquant le « projet national » du Maroc incluant Sebta et Melilla, Josep Piqué souligne que l’Espagne ne peut pas céder les deux villes, qui « font partie intégrante de son pays et de l’Europe ». « La géographie est toujours là, même si dans ce cas elle contredit l’histoire », poursuit-il.
Par ailleurs, l’ancien ministre des Affaires étrangères a épinglé son pays suite à sa décision d’accueillir en catimini le chef des séparatistes du polisario.
Cette décision « a sans aucun doute été une erreur qui doit être rectifiée au plus vite », a-t-il souligné. Piqué estime également que la position de l’Espagne sur le Sahara a évolué et se rapproche de plus en plus de la position marocaine, sans pouvoir aller plus loin car il faut respecter le cadre international.