L’Espagne et le Maroc, a souligné ce 3 juin le porte-parole du gouvernement, sont « deux pays qui ont besoin l’un de l’autre » et que leur relation ne représente pas « n’importe quel type de relation puisque c’est un pays avec lequel nous avons une relation historique de voisinage, avec d’importants intérêts commerciaux mutuels de l’Europe en Afrique et de l’Afrique en Europe ».
« Nous parlons non seulement de la relation bilatérale de deux pays, mais aussi de la relation de deux continents qui sont nécessaires et qui, par conséquent, doivent marcher dans cette direction », a-t-elle déclaré.
Elle a aussi précisé que la crise avec le Maroc est « multi causale ».
Montero a indiqué par ailleurs que l’exécutif espagnol prône un «retour à la normalité dès que possible» et a choisi de laisser «la haute diplomatie» faire son travail, de sorte que «les situations ou les malentendus puissent être redirigés ».
Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a, quant à lui, assuré qu’en ce moment c’est la diplomatie « qui doit travailler et qui travaille » pour résoudre les récentes frictions entre l’Espagne et le Maroc.
« Laissez la diplomatie faire son travail, ce qui est en train de se faire », a-t-il ainsi réagi aux questions des journalistes, après la présentation du Plan national pour les tsunamis à Cadix.
Au sujet de la rupture de la coopération policière entre les deux pays voisins, Marlaska a déclaré qu’il s’agissait d’une coopération « importante » et « pertinente ».
« Nous sommes tous conscients que la coopération, la collaboration, l’échange d’informations est un gage de sécurité pour nos sociétés respectives », a-t-il ajouté.
Le ministre a, par ailleurs, qualifié les relations entre le Maroc et l’Espagne de fraternelles et « stratégiques ».
Au sujet des mineurs restés à Sebta, il a souligné qu’ils constituent un « groupe vulnérable, l’objet d’une attention prioritaire » par toutes les autorités « compétentes ».