Tout au plus, elle devrait se terminer sur un volume global de l’ordre de 1,34 million de tonnes, soit une légère hausse de 1 à 3% par rapport à la campagne précédente, estime son président Lahoucine Adardour.

Mais la recette attendue risque d’être décevante pour la majorité des producteurs et exportateurs, anticipe le président de la Fifel, dans l’attente de la publication des chiffres par l’organisme en charge du contrôle et de coordination des exportations. Les deux tiers des exportations ont été réalisées dans des conditions difficiles, marquées par une forte baisse de la demande en raison de la fermeture des lieux de restauration.

Par contre, les charges à la production, logistique et fret étaient orientées à la hausse, est-il souligné.

Fait marquant cette année, environ 90% des quantités exportées ont été destinées aux marchés de l’Union européenne avec une forte concentration sur la France qui a absorbé plus de 60% du volume. Alors qu’aucune expédition n’a été réalisée sur le marché russe. 

Pourtant, la filière maraichère marocaine affiche des indicateurs en progression soutenue. Elle couvre actuellement plus de 40.000 ha. Une superficie en hausse de 42% par rapport à la période  précédant la signature du contrat programme 2008-2020. Elle se répartit entre 19.700 ha sous serre et 20.300 de plein champ. D’où le bond de 35% de la production à 2,35 millions de tonnes.  

La filière se distingue également par l’emploi d’une main d’œuvre abondante : 200.000 postes permanents.

Elle assure une rentrée de devises de plus de 12 milliards DH/an, soit 42 % des exportations agricoles.

Les primeurs représentent une part non négligeable de ce secteur et connaissent, depuis une décennie, des changements considérables pour s’adapter aux besoins des marchés internationaux et répondre aux normes de qualité et aux calendriers d’exportation. 

Avant la pandémie (2019), la filière a enregistré un chiffre d’affaires à l’export de 13,7 milliards de DH et une valeur ajoutée de 5,2 milliards.

Cette valeur ajoutée résulte principalement de l’intégration de la filière qui dispose d’une logistique d’emballage, de conditionnement et d’entreposage frigorifique adaptées.