Nasser Bourita, qui a reçu, vendredi 11 juin, son homologue libyenne a rappelé lors d’un point de presse que la nature de la crise Maroc-Espagne est bilatérale. « Toute volonté de détourner le débat par une quelconque européanisation de cette crise est contre-productive et voire même nuisible à toute sortie de crise« , a-t-il déclaré.

Le ministre s’est dit par ailleurs « satisfait des relations du Maroc avec l’UE dans tous les domaines ».

« La résolution est en déphasage avec le registre du Maroc en matière de lutte contre la migration clandestine. (…) L’effort du Maroc en cette matière est « connu et reconnu ».

« Les conventions ont leurs mécanismes »

Pour le ministre, cette résolution s’inscrit dans « une instrumentalisation des institutions européennes par rapport à une question qui n’est pas du ressort du Parlement européen« , lui valant ainsi de se poser la question: « Depuis quand le Parlement européen est-il le gardien de l’application par les États membres d’une convention onusienne?! ».

Pour rappel, jeudi 10 juin, le Parlement européen a voté une résolution, à l’encontre du Maroc. Elle porte sur la « violation de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et l’instrumentalisation des mineurs par les autorités marocaines dans la crise migratoire à Sebta ».