La ministre espagnole des Affaires étrangères assure qu’elle veut rester dans la discrétion et éviter de parler de la crise actuelle, éviter de soulever cette question dans les médias… Elle n’en a pas moins ajouté qu’il s’agit d’une crise « que l’Espagne n’a pas recherchée, qu’elle ne nourrit pas et qu’elle ne veut pas voir perdurer à l’avenir ».
Les propos de la ministre, comme ceux des médias espagnols, évoquent une crise née de l’arrivée de milliers à Sebta, occultant le fait générateur qui est l’arrivée de Brahim Ghali en Espagne dans des conditions rocambolesques.
Au sujet des articles de la presse espagnole, selon lesquelles l’Espagne allait dorénavant exiger le visa Schengen pour l’entrée à Sebta et Melillia, la ministre a précisé qu’il ne s’agit pas de cela, mais d’explorer plus fermement l’ancrage des deux villes à l’Europe.
Concernant le Sahara, la ministre a affirmé que lors de la conversation entre Pedro Sánchez et Joe Biden lors du sommet de l’OTAN de 2021, le Sahara ne faisait pas partie des questions abordées. Nous la croyons sans peine, vu la rapidité avec laquelle s’est déroulée ce qu’elle a appelé une conversation. Elle a ajouté que l’Espagne ne veut pas faire d’ingérence et ne peut demander à un pays comme les Etats-Unis d’adopter telle ou telle position. L’Espagne comme la France, l’Allemagne et les Etats-Unis, voudraient donner un coup de fouet aux négociations sous l’égide de l’ONU, selon elle. L’interview a été diffusée par Cadena SER.