Les classes préparatoires du lycée Mohammed V de Casablanca réalisent des résultats remarquables, en termes d’admissibilité aux concours des grandes écoles françaises pour l’année 2021.

Avec 121 admissibles dans les grandes écoles françaises (3 à l’X, 14 à mines ponts, 29 à Centrale Supélec et 75 au Concours commun des instituts nationaux polytechniques- CCINP), le lycée réalise une excellente performance mais surtout une progression fulgurante en seulement 3 ans (1 à l’X et 7 à Mines Ponts seulement en 2018).

Avec la crise du Covid 19 et toutes ses répercussions, cette réussite est d’autant plus spectaculaire. Elle témoigne surtout du courage, du sacrifice, du travail acharné et du dépassement de soi qu’ont dû consentir ces jeunes et talentueuses personnes (sans oublier le corps professoral et administratif) pour atteindre cet objectif.

Nous sommes allés à la rencontre de ses pépites afin de partager avec eux leur joie et connaître leurs motivations.

« Être admissible dans ces écoles était mon but pendant ces 2 années »

« Je suis vraiment content, être admissible dans ces écoles était mon but pendant ces 2 années », nous raconte l’un deux. « La prépa c’est vraiment ce que je voulais faire après mon bac ».

Il se félicite par ailleurs d’avoir réussi tous les écrits qu’il a passés: « Je voulais principalement l’école polytechnique et Centrale, et j’ai réussi même les Mines ».

« Pour le moment rien n’est sûr, il faut encore passer les oraux, aucun choix n’est encore fait, » nous dit-il, conscient de l’enjeu derrière et du travail qu’il lui reste à faire même au beau milieu de l’émotion.

« Mon rêve était  de devenir ingénieur comme beaucoup d’élèves »

« J’ai choisi les classes prépa car ça te laisse 2 années pour bien te préparer et te permet en même temps d’intégrer de prestigieuses écoles d’ingénieurs » nous raconte un autre élève.

Il n’a pas omis de souligner toutes les difficultés inhérentes au contexte de crise sanitaire qui a rendu la tâche d’autant plus difficile.

« Nous avons étudié à distance avec les professeurs, et ce n’est pas la même chose qu’en présentiel, » nous raconte-il.  « Après l’allègement de la crise, nous sommes revenus aux amphis mais nous devions respecter la distanciation et nous ne pouvions pas interagir entre nous » se désole-t-il.

« C’était une année difficile, avec des hauts et des bas, les professeurs ont fait beaucoup de sacrifices ».

Pour lui finalement l’essentiel est là, tout en relativisant la réussite: « malgré tout, nous avons été admissibles et c’est ce qui compte, tout en espérant être admis définitivement ».