Agé de 49 ans, celui qui est présenté par la presse de son pays comme un diplomate chevronné devra sans doute faire appel à toute son expérience et ses talents de diplomate pour tâcher de reconstruire la confiance avec son voisin marocain.

En effet, selon le journal El Confidencial, la crise toujours non résolue avec le Maroc n’a ainsi fait qu’accélérer le renvoi de Laya qui n’a pas été capable de gérer le problème qu’elle a elle-même créé.

L’entrée au gouvernement de celui qui était jusqu’à présent l’ambassadeur d’Espagne en France a donc été qualifiée de « logique et très attendue » d’autant plus qu’il s’est rendu plusieurs fois ces derniers mois à Madrid pour préparer la politique étrangère du PSOE qui sera présentée à l’automne.

Du fait de sa proximité avec Pedro Sanchez dont il a été le sherpa, le Chef du gouvernement attend donc beaucoup de son ancien conseiller international qui a occupé de nombreux postes dont celui de secrétaire général aux Affaires internationales, à l’Union européenne, au G20 et Sécurité globale et enfin au sein de la Présidence du gouvernement.

De plus, il a été consul général d’Espagne en Colombie, conseiller culturel à l’ambassade d’Espagne à Paris et a été affecté à la représentation permanente de l’Espagne auprès de l’OCDE, période pendant laquelle il a été élu vice-président du Comité d’aide au développement (CAD).

Chaleureux et affable, francophone et francophile, le visage juvénile et s’exprimant dans un français parfait, c’est ainsi qu’est décrit le nouveau chef de la diplomatie espagnole.

Marié et père de quatre enfants, José Manuel Albares est titulaire d’une maîtrise en droit de l’Université de Deusto, spécialité juridique et économique avec un autre diplôme en sciences de l’entreprise. Son épouse, Hélène Davo, est française et conseillère Justice à l’Élysée.

Le nouveau ministre est également diplômé du Centre supérieur d’études de la défense nationale (CSEDN) et expert en gestion culturelle à l’étranger (Université Carlos III de Madrid).