C’est un appel de détresse que lance la fédération nationale du transport touristique (FNTT) au gouvernement. Les professionnels du secteur alertent sur les conséquences de la crise qu’ils vivent à cause des restrictions liées à la situation sanitaire. Ils ont émis 8 propositions au gouvernement pour sauver la situation.

Les mots sont forts. La situation est décrite comme « une mise à mort progressive ». Dans un communiqué, la fédération brosse un tableau sombre : « personnel en situation de précarité extrême, professionnels impuissants, accablés de dettes, confrontés à l’acharnement des sociétés de crédits, aux taxes diverses, impôts et charges sociales, etc. ».

La FNTT déplore « l’indifférence et l’insensibilité » du gouvernement vis-à-vis de ce secteur qui selon elle, « a assuré en 2019, des entrées en devises de 78 milliards de DH». Elle s’attend à ce que ce montant atteignent les 140 milliards de dirhams à partir de 2025/2030.

Comme mesures de sauvetage, la fédération revient avec 8 propositions. Les voici, telles qu’elles ont été énoncées dans le communiqué :

Prolonger l’indemnité Covid jusqu’au 31/12/2021.

Suspendre toutes les procédures de mise en demeure, poursuites judiciaires, saisies des véhicules, enclenchées par les organismes de crédit, 

Différer le remboursement des échéances de crédit jusqu’au 30/06/2022 avec une clause qui tiendra compte de la persistance éventuelle de la crise,

– Mettre en place un dispositif de reprofilage des échéances de crédit accumulées supporté par une garantie de l’Etat en contrepartie d’une exonération des intérêts intercalaires et différents frais correspondants à toute la période de crise.

– Annulation de tous taxes et impôts émis durant la période de crise.

– Prévoir des mesures de soutien d’ordre fiscal et social pour accompagner la reprise du secteur.

– Tenir compte de la période d’arrêt d’activité pour assouplir et le cas échéant différer les échéances et délais réglementaires relatifs à l’exercice d’activité (renouvellement des différentes autorisations et agréments)

– Engager les compagnies d’assurance à consentir un effort financier en faveur d’un secteur fortement sinistré par une crise qui l’a contraint à une immobilisation prolongée de ses véhicules engendrant ainsi une chute conséquente de la sinistralité, ça serait une mesure tout à fait équitable et justifiée de la part des assureurs.