Slimane Bouhafs, 54 ans, est un militant politique algérien condamné en 2016 à cinq ans de prison dans son pays pour « insulte à l’islam». Il milite aussi au sein du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), rappelle l’AFP, citée par des journaux français.

Dans un communiqué commun, près de quarante ONG, dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme, ont exprimé leur « indignation devant le dangereux précédent créé par l’État tunisien en remettant un réfugié bénéficiant de la protection internationale aux autorités de son pays qui le poursuivent pour ses prises de position politiques ».

Selon la même source, ces ONG exigent des « clarifications des autorités sur la disparition dans des circonstances mystérieuses du militant politique algérien Slimane Bouhafs ».

Par ailleurs, Slimane Bouhafs a obtenu, en septembre 2020 du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le statut de réfugié, d’après ces organisations tunisiennes.