Dans son discours, lundi 27 septembre, lors du débat de haut niveau de la 76e Assemblée générale des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a exprimé la disposition du Maroc à continuer à coopérer avec les Nations Unies, dans le cadre des efforts déployés par son secrétaire général pour parvenir à une « solution politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis dans le plein respect de la souveraineté du Maroc et de son intégrité territoriale« .

Cette solution ne peut être trouvée que si l’Algérie assume son entière responsabilité dans le processus politique des Tables rondes, à la mesure de sa responsabilité dans la création et le maintien de ce conflit, a-t-il insisté. « L’initiative d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 demeure l’unique voie vers une solution politique et définitive à ce différend régional artificiel », a-t-il ajouté.

Le ministre a également rappelé que le Maroc, depuis son indépendance, a placé la question du soutien à la stabilité dans son environnement régional et international au cœur de sa diplomatie, soulignant que le Royaume demeure engagé à œuvrer, en faveur du règlement définitif du conflit régional autour du Sahara marocain, dans le plein respect de son intégrité territoriale et dans le cadre de sa souveraineté nationale.

A Tindouf, l’Algérie a cédé ses responsabilités à un groupe armé séparatiste

Nasser Bourita a, de même, fait part de la préoccupation du Maroc quant à la situation humanitaire tragique des populations des camps de Tindouf, où le pays hôte, l’Algérie, a cédé ses responsabilités à un groupe armé séparatiste, en violation flagrante des principes du droit international humanitaire.

A cette occasion, le ministre a appelé la communauté internationale à agir afin d’amener l’Algérie à respecter ses engagements, en vertu des conventions internationales, notamment en permettant au Haut commissariat aux réfugiés de procéder à l’enregistrement et au recensement de ces populations, conformément aux demandes successives du Conseil de sécurité.

L’Algérie change de position sur les table-rondes

Lors d’un entretien, lundi 27 septembre, avec le représentant du polisario, Mohamed Salem Ould Salek, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a évoqué « les efforts consentis pour  la reprise des négociations bilatérales entre le Maroc et le polisario ».

« Nous avons abordé les derniers développements de la question sahraouie et les efforts consentis pour la reprise des négociations directes entre les deux parties au conflit », a tweeté Lamamra.

La rencontre a eu lieu en marge du débat de haut niveau de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, lors de laquelle l’Algérie, par la voix de son chef de la diplomatie, a réaffirmé « son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

Le Maroc insiste sur le fait que les table-rondes qui avaient été organisées par Horst Kohler doivent reprendre là où elles s’étaient arrêtées, c’est-à-dire avec la participation pleine et entière de l’Algérie.