Alors que quatre décades nous séparent de la fin de la saison d’automne, le ciel reste relativement capricieux.

Selon une source autorisée de la météorologie nationale, le pays est toujours sous conditions anticycloniques, avec un temps stable et des températures en baisse. De faibles précipitations peuvent toutefois être enregistrées dans le Nord, prévoit la même source.

En termes de remplissage des barrages, la situation reste préoccupante dans de nombreuses régions de production agricole.

Au 21 octobre, la réserve totale des barrages s’élève à 5,8 milliards de mètres cubes pour une capacité théorique de 16,1 milliards, soit un taux moyen de remplissage de 36,3%. C’est pratiquement le même niveau enregistré à la même période en 2020.

Des écarts importants en termes de volumes contenus

Cette situation se distingue toutefois par d’importants écarts. De grands barrages comme Al Massira et El Hansali affichent des niveaux de retenue sous la barre de 10%, alors que d’autres, qui possèdent également de grandes capacités, tels Mohammed Ben Abdallah ou Idriss 1er, voient leur réserve approcher la moitié de leur capacité théorique.

Le barrage Al Wahda, dédié principalement à l’eau potable, affiche un taux de remplissage de 61%.

En cette période de lancement des maraîchages d’automne et des cultures céréalières, la situation demeure préoccupante dans certaines régions agricoles, notamment les Doukkala, le Haouz et la plaine de Fès Saïss.

Ce qui augure, dès à présent, des mesures de rationalisation, voire l’interdiction de l’irrigation à l’instar de la campagne précédente.

Ci-dessous, la situation au 21 octobre 2022 :

 

Taux de remplissage des principaux barrages agricoles

La retenue du barrage Bin El Ouidane photographiée par satellite le 18 octobre 2021. Le trait bleu indique la retenue théorique. Le taux de remplissage est tombé à 16,7%.