Le suivi à six mois d’un premier essai consistant à injecter une dose 300 mg du médicament AZD7442 « a montré une réduction de 83% du risque » de développer une forme symptomatique du Covid, a indiqué Astra Zeneca dans un communiqué, jeudi 18 novembre.

« Aucune forme grave de la maladie ni décès lié au Covid n’ont été comptabilisés au cours de l’essai », a précisé le laboratoire anglo-suédois.

Au début de l’étude, plus de 75% des participants présentaient des comorbidités les exposant à un risque élevé de forme sévère de la maladie en cas d’infection. Un deuxième essai a quant à lui « montré une réduction de 88% du risque de Covid-19 grave ou de décès lorsqu’il est traité dans les trois jours suivant l’apparition des symptômes ».

Selon Hugh Montgomery, professeur de médecine de soins intensifs à l’University College London, également l’un des principaux responsables de l’essai, ce traitement sous la forme d’une combinaison de deux anticorps à longue durée d’action est une source d’espoir pour les patients vulnérables.

Elle peut fournir « la protection durable dont ils ont besoin de toute urgence pour enfin reprendre leur vie quotidienne », a-t-il indiqué, soulignant que les six mois de protection constatés lors du premier essai ont été obtenus « malgré une hausse du variant Delta ».

AstraZeneca précise que les résultats complets de ces deux essais seront soumis pour publication à une revue médicale évaluée par des pairs. Le laboratoire a déjà déposé une demande d’autorisation pour l’utilisation du médicament dans le traitement du Covid-19 auprès de l’autorité américaine du médicament, la Food and Drug Administration (FDA).