Selon une source proche du dossier citée par les médias locaux, une cinquantaine de personnes se trouvaient à bord de l’embarcation qui était partie de Dunkerque (nord de la France).
D’après les premières constatations du ministère français de l’Intérieur, c’est un pêcheur qui a signalé, vers 14 heures, la découverte « d’une quinzaine de corps flottant au large de la commune du Pas-de-Calais ». Plusieurs corps ont été repêchés par un bâtiment de la Marine nationale.
Réagissant à ce drame, le président français Emmanuel Macron a déclaré dans la soirée que « la France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière ». Le chef de l’Etat français a également promis que « tout sera mis en œuvre pour retrouver et condamner les responsables » de ce drame.
Enquête ouverte
Selon l’Elysée, Emmanuel Macron a demandé le « renforcement immédiat des moyens de l’agence Frontex aux frontières extérieures de l’UE ». Il a réclamé également « une réunion d’urgence des ministres européens concernés par le défi migratoire ».
De son côté, le Premier ministre Jean Castex a déploré une « tragédie ». « Mes pensées vont aux nombreux disparus et blessés, victimes de passeurs criminels qui exploitent leur détresse et leur misère », a-t-il écrit sur Twitter.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que cinq passeurs soupçonnés d’être liés au bateau de migrants naufragé ont été interpellés.
Le parquet de Dunkerque a ouvert une enquête pour « aide à l’entrée au séjour irrégulier en bande organisée » et « homicide involontaire aggravé ».
Ce drame est le plus meurtrier depuis l’envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche à destination du Royaume-Uni.
(Avec agences)