Le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa, a été interpellé, mercredi 1er décembre, par la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, sur les nouvelles conditions d’accès aux concours des cadres des académies.
Réitérant l’engagement de son département dans la réforme du système d’éducation nationale, le ministre a rappelé son objectif de « promouvoir la qualité de l’enseignement et de la formation des enseignants ».
L’attractivité souhaitée passe par la mise en place de conditions de présélection, le développement des compétences des enseignants et la garantie d’une formation de base et continue de qualité, a-t-il souligné.
Ainsi, à l’avenir, l’accès à la profession d’enseignant sera ouvert aux brillants étudiants titulaires d’une licence en sciences de l’éducation, qui devront ensuite bénéficier d’une formation supplémentaire spécifique au sein des Centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation, en plus d’un stage d’une année, avant d’être titularisés en tant que cadres des académies.
Actuellement, le nombre des diplômés de la filière des sciences de l’éducation ne dépasse pas 1.500, ce qui est « insuffisant », a ajouté le ministre.
Le département de l’Éducation nationale travaillera étroitement avec le ministère de l’Enseignement supérieur, afin d’augmenter le nombre des étudiants qui accèderont aux facultés des sciences de l’éducation pour atteindre entre 15.000 et 18.000 diplômés. Il a précisé que cette opération serait amorcée dès l’année prochaine.