Dans cet avis présenté la veille au gouvernement, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a toutefois insisté sur la nécessité de laisser le choix aux parents, tout en excluant d’imposer un « pass sanitaire » aux enfants.

« Il est important de vacciner les enfants, et que cette vaccination soit bien suivie », a déclaré, lors d’une conférence de presse, l’obstétricienne Alexandra Benachi, membre du CCNE.

La vaccination contre le coronavirus pour quelque 360.000 enfants identifiés comme étant « à risque » a commencé mercredi 15 décembre en France. Cependant, le gouvernement envisageait de l’étendre à tous les enfants âgés entre 5 et 11 ans, en cas d’avis favorables du comité d’éthique et de la Haute Autorité de santé.

Récemment, le Premier ministre Jean Castex a affirmé que la vaccination des enfants était « une nécessité », car les plus jeunes sont aujourd’hui les plus « transmetteurs ».

Dans un avis publié le 6 décembre, le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale considérait que « les indications de la vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans paraissent réunies ». Il conditionnait néanmoins sa mise en place à l’obtention de données « en vie réelle » afin d’assurer « que la balance bénéfice-risque est favorable ».

Dans le scénario actuel du gouvernement, l’ouverture de la vaccination à tous les enfants pourrait intervenir à partir du mois de janvier 2022. Elle se ferait sur la base du volontariat.

(Avec agences)