Le 20e Groupe d’Artillerie royale a été créé il y a quelques années, comme unité d’élite. Il est doté du système chinois Sky Dragon 50. Le Maroc sera également, selon une information publique, équipé du missile français VL-MICA. L’accent mis sur la défense anti-aérienne dans ce numéro de la revue des Forces armées royales (FAR) vise également à montrer la capacité et la détermination du Maroc à défendre son espace aérien contre toute agression.
La défense Sol-Air (DSA) opère dans des contextes d’intervention complexes, car elle doit faire face à un panel étendu de menaces permanentes.
Sa mission ? « Contrer toute menace aérienne, quelles que soient sa nature et sa capacité de nuisance », est-il expliqué dans la revue. Pour ce faire, cette unité du 20e Groupe d’artillerie royale, déploie « un dispositif de maillage performant, intégré et hautement dissuasif qui met à contribution un ensemble de capacités aériennes ou de surface mettant en œuvre des moyens appartenant aux trois Armées, Terre, Air et Marine royale. »
Le dossier présente les moyens matériels, humains et techniques dont dispose le 20e Groupe d’artillerie royale qui assure « la défense surface-air depuis la surface, sol ou mer », « un domaine essentiel de la fonction stratégique « protection » où l’Artillerie Sol-Air est considérée comme cheville ouvrière ». Il confirme également l’acquisition de systèmes d’armes de nouvelle génération, faisant entrer « la DSA des FAR dans une nouvelle ère », est-il avancé dans la revue.
La publication confirme la détention par nos forces armées de systèmes d’armes moyennes portée Sky Dragon 50 (SD50) opéré par le 20e GAR. « Des systèmes d’armes à la hauteur de la menace », est-il écrit dans la revue. Ce dispositif chinois est « conçu pour traiter les cibles évoluant dans la 3e dimension (avion, hélicoptère, drone, missile de croisière…) à une portée allant jusqu’à 50 km et un plafond de 20 km ». Les termes sont choisis, et l’expression missile de croisière ne semble pas fortuite.
La revue des FAR explique que le SD50 permet « d’assurer une série de missions de défense antiaérienne, soit dans le cadre de la protection des forces de manœuvre, ou bien dans le cadre de la défense aérienne du territoire national, en collaboration avec Forces royales Air ».
Le SD50 y est présenté comme un concentré de technologies de pointe grâce à sa haute probabilité d’atteinte, sa cadence de tir élevée, sa mobilité tout terrain et sa résistance aux contre-mesures électroniques.
La revue est disponible sur ce lien.