C’est en juillet 2021 que l’affaire a éclaté. Une quarantaine de pays, dont le Maroc, sont accusés par 17 titres de presse internationale de haut niveau d’avoir espionné des personnalités dans plusieurs pays et ce, en utilisant le logiciel israélien Pegasus.
Sur les 40 pays mis en cause, un d’entre eux fera très vite les gros titres, surtout en France. Il s’agit du Maroc.
Le Maroc dément et demande publiquement aux médias d’apporter des preuves. Il finit par déposer des citations directes à l’encontre de plusieurs médias, tous de premier plan, devant le tribunal correctionnel de Paris, leur demandant d’apporter des preuves. Le délai légal de dix jours est épuisé sans que des preuves ne soient apportées.
Le procès en diffamation contre des ONG et des médias s’est ouvert mercredi 26 janvier. Comme l’on s’y attendait, et comme l’ont laissé supposer différentes publications françaises, la procureure a d’emblée plaidé l’irrecevabilité, arguant que les États n’ont pas la qualité d’intenter des procès en diffamation, au nom de la fameuse loi française de 1881 sur la liberté de la presse.
Au final, si cet argument est retenu, il n’y aura pas d’examen du fond de l’affaire et la question de l’absence de preuves sera reléguée au second plan.
2M a diffusé, mercredi soir, une enquête de 52 mn qui fait le tour de la question.
https://medias24.com/2022/01/27/affaire-pegasus-les-medias-francais-risquent-une-condamnation-penale-olivier-baratelli/