Jeudi 24 février, les marchés ont réagi dans la panique au déclenchement de la guerre en Ukraine. Mais la tendance haussière du prix du blé s’était amorcée bien avant, lors de la reprise de la demande mondiale.

Contacté, Abdelkader Alaoui, président de la Fédération Nationale de la Minoterie (FNM), nous explique : « Les cours mondiaux ont flambé depuis le mois de septembre, juste après les récoltes européennes, mais aussi canadiennes et américaines qui étaient mauvaises à cause de la sécheresse. Nous sommes passés de 220$ la tonne pour le blé tendre à 300-320$ en octobre et novembre. Naturellement, cette guerre affecte le cours car ces pays assurent près du tiers des exportations en blé ».

Dans ce contexte, le Maroc a-t-il quelque chose à craindre tant sur l’approvisionnement que sur les prix ? Il faut rappeler que le royaume, quelle que soit la saison agricole, bonne ou mauvaise, importe des céréales chaque année, dont du blé, notamment de Russie et d’Ukraine.

Lire notre article dans LeBoursier avec les explications de Abdelkader Alaoui, président de la Fédération Nationale de la Minoterie (FNM)