« J’espère que l’on se rencontrera la prochaine fois dans un désert différent mais avec le même état d’esprit. » C’est avec cette allusion à peine voilée au différend sur le Sahara que Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, a conclu son discours lors du sommet du Néguev.
Le chef de la diplomatie marocaine a fait écho aux messages du Roi Mohammed VI à travers des propos en faveur de la paix et d’un renforcement des relations entre le Maroc et Israël. Sans oublier la position du Maroc dans la résolution du conflit israélo-palestinien, en faveur d’une solution à deux Etats.
« Nous sommes ici aujourd’hui parce que nous croyons sincèrement et profondément à la paix », a affirmé Nasser Bourita, en présence des ministres des Affaires étrangères des États-Unis, des Émirats arabes unis, du Bahreïn et d’Égypte.
— יאיר לפיד – Yair Lapid🟠 (@yairlapid) March 28, 2022
« Le but de notre présence à Néguev est également de renforcer cette dynamique positive pour créer des relations multiples », a indiqué le chef de la diplomatie marocaine, révélant que la présence du Maroc en Israël sera bientôt renforcée.
Et de préciser : « La décision de reprendre les relations bilatérales entre le Maroc et Israël n’est pas une décision opportuniste. C’est une conviction et une décision basée sur les relations de longue date qu’entretiennent le Maroc et Israël ainsi que le Roi Mohammed VI et la communauté juive. »
En ce sens, Nasser Bourita a mis en avant les multiples avancées en matière de coopérations, dont « des visites, un vol direct, des agréments et une connexion entre les deux peuples ».
Le ministre a aussi fait écho au second message du Roi Mohammed VI en rapport avec la résolution du conflit israélo-palestinien. « Nous soutenons une solution à deux États basée sur les frontières de 1967, avec Al Qods-Est comme capitale de la Palestine, ce qui garantit également la préservation des intérêts d’Israël », a souligné Nasser Bourita.
« Israël et la Palestine vivant côte à côte et Jérusalem-Est étant la capitale des Palestiniens, nous pensons que c’est possible », a-t-il conclu.