Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, le mercredi 20 avril, Alexander Ivanko, chef de la Minurso, a révélé que le 10 avril 2022, les Forces armées royales (FAR) avaient ouvert le feu sur un convoi composé de dix camions transportant des armes et des munitions, car ils représentaient une menace pour la sécurité du Royaume.
Dans son intervention, relayée par le Forum FAR-Maroc qui annonce en détenir une copie, le chef de la Minurso a assuré que le Maroc avait informé les services des Nations unies de cette opération, menée par les Forces armées royales dans la localité de Bir Lahlou.
Toujours d’après la même source, les milices du polisario ont empêché, durant 72 heures, les Casques bleus de la Minurso d’accéder aux lieux de l’attaque ; l’objectif étant de dissimuler les camions qui ont été bombardés et de réaménager le lieu de sorte que le cratère militaire du convoi ne soit pas reconnaissable.
Selon le Forum Far-Maroc, une fois sur les lieux de l’attaque, les éléments de la Minurso n’ont trouvé que deux camions et un véhicule. L’enquête menée sur le terrain par les éléments de la Mission a finalement contredit les allégations du polisario.
Des allégations parues dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien, et relayées le mardi 12 avril par l’agence de presse APS.
Par le biais de ce communiqué, l’Algérie a « condamné énergiquement les assassinats ciblés commis au moyen d’armes de guerre sophistiquées par le Royaume du Maroc, en dehors de ses frontières internationalement reconnues, contre des civils innocents, ressortissants de trois pays de la région ».
La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement mauritanien, Mohamed Mae El Eneine Ould Ayeh, a, lui aussi, fermement démenti la version algérienne et, par la même occasion, écarté toute implication du Maroc.
Par ailleurs, l’exposé d’Alexander Ivanko a indiqué que les provocations des milices du polisario, près du mur de la défense, avaient diminué depuis octobre 2021. La fréquence quotidienne des incursions dans la zone tampon est passée de 2,6 à 1,3 incident par jour.
Lors d’un point de presse, mardi 26 avril, le porte-parole adjoint du secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, a démenti les propos attribués à Alexander Ivanko.