« Vous avez des factures en attente qu’un jour vous devrez payer », a lancé Brahim Ghali, mardi 24 mai, dans un entretien à la chaîne de télévision espagnole Telecinco.
Le chef du polisario a accusé le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, de « trahison » et s’est demandé « ce qui se cachait derrière cette nouvelle décision sur le Sahara ».
« Ce changement a fait exploser des décennies de bonnes relations », a-t-il dit.
« Dangereuse » dérive
Les menaces de Ghali interviennent quelques jours après l’appel de l’un de ses chefs militaires à des « opérations commando contre les villes de Laâyoune, Smara, Dakhla et Boujdour ».
Comme rapporté par des médias espagnols, Mohamed Luali Akeik a déclaré, le 22 mai dernier, que « la décision de retourner à la lutte armée n’excluait aucune région d’une autre ».
Ces mises en garde du polisario rappellent son passé terroriste dans les années 1970-1980, avec près de 300 victimes, rappelle le quotidien espagnol La Razón. Le polisario, qui évolue dans le contexte du conflit que son grand soutien, l’Algérie, entretient avec le Maroc, est entré dans une « dangereuse dérive », accuse la même source.
Ces différentes déclarations ont fait réagir le Mouvement sahraoui pour la paix (MSP) qui, dans un communiqué relayé par La Razón, a dénoncé les menaces de jihadisme et les méthodes violentes du polisario.
« Les menaces de jihadisme et ses méthodes violentes ne correspondent pas à la culture de la société sahraouie et ne feront que précipiter l’inclusion du polisario dans la liste noire des groupes terroristes », estime le MSP.