L’étude publiée le 5 juin dans la revue scientifique New England Journal of Medecine rend compte d’un essai clinique américain. Elle a fait sensation dans le monde médical, suscitant l’espoir des patients.

Lors de cet essai clinique, douze patients atteints d’un cancer du rectum localement avancé ont arrêté tous les traitements habituels comme la chimiothérapie, la radiothérapie… Le médiacament Dostarlimab en monothérapie (un anticorps monoclonal anti-PD-1) leur a été administré toutes les trois semaines pendant les six mois de l’étude.

À la fin de l’essai, les 12 patients ont été suivis durant quelques mois, et aucun ne présentait la moindre trace de tumeur. Les symptômes les plus couramment constatés durant l’étude étaient les saignements rectaux (chez 88 % des patients), la constipation (chez 31%) et les douleurs abdominales (chez 25%). Aucun événement indésirable grave n’a été signalé.

« Bien que les résultats de notre étude soient prometteurs, d’autant plus que les 12 patients ont tous eu une réponse clinique complète, l’étude est de petite taille et représente l’expérience d’un seul établissement. Ces résultats doivent être reproduits dans une cohorte plus large qui équilibre les pratiques académiques et communautaires et assure la participation de patients d’un ensemble diversifié d’origines raciales et ethniques », soulignent les auteurs de cette étude.