Le Sri Lanka, qui fait face à une grave crise économique et politique, a déclaré le mercredi 13 juillet l’état d’urgence, quelques heures après la fuite de son président Gotabaya Rajapaksa, a annoncé le bureau du Premier ministre sri-lankais.
« Le président ayant quitté le pays, l’urgence a été déclarée pour faire face à la situation dans le pays », a déclaré à la presse le porte-parole du Premier ministre, Dinouk Colombage. La police a annoncé un couvre-feu à durée indéterminée dans la province occidentale, celle de la capitale de Colombo, pour contenir les manifestations.
Samedi 9 juillet, la foule a pris d’assaut la résidence officielle de Rajapaksa, l’obligeant à fuir vers une base militaire avant de rejoindre les Maldives ce mercredi à bord d’un avion militaire. Le président est accusé d’avoir mal géré l’économie, conduisant à l’incapacité du pays, en manque de devises étrangères, à financer les importations essentielles.
Le Premier ministre sri-lankais, Ranil Wickremesinghe, a été désigné président par intérim. En cas de démission du président, la Constitution prévoit en effet que le Premier ministre assure l’intérim jusqu’à l’élection, par le Parlement, d’un député qui exercera le pouvoir jusqu’à la fin du mandat en cours, c’est-à-dire novembre 2024.
Wickremesinghe est lui aussi contesté par les manifestants, qui se mobilisent depuis trois mois. La police a fait usage de gaz lacrymogènes ce mercredi pour empêcher la foule d’envahir sa résidence officielle.
(Avec agences)