Cette formation, étalé sur 11 semaines jusqu’à la mi-septembre, cible 5.000 éducatrices récemment embauchées et 3.000 exerçant dans les établissements d’enseignement, indique la Fondation marocaine de promotion de l’enseignement préscolaire (FMPS).
D’après la FMPS, une association à but non lucratif créée en 2008, 52% des futurs éducateurs disposent d’un BAC+2 et plus, tandis que 48% disposent d’un baccalauréat.
Dans une déclaration à la MAP, le responsable provincial de la FMPS, Khalil Jeddi, a affirmé qu’un total de 400 formateurs ont été mobilisés. Il s’agit d’éducateurs confirmés ayant plus de 5 ans d’expériences engagés dans le préscolaire. La pédagogie développée par les formateurs s’appuie sur le principe de la « formation-action » qui puise dans la réalité concrète du métier de l’éducateur, a-t-il ajouté.
Les formations prodiguées, en partenariat avec l’association Atfale et l’Institut français, se fixent pour priorité d‘aiguiser les capacités des formateurs et d’améliorer leurs performances, avec un accent particulier sur l’éducation inclusive.
À Salé, un centre de formation aménagé au Lycée collégial Al Jahed à Salé accueille 250 futurs éducateurs en préscolaire, prévoyant au total 400 heures de séances de formation dans les divers domaines d’intérêt pour l’enfant (développement et l’épanouissement de l’enfant, animation et mises en œuvre des activités pédagogiques, gestion d’une classe préscolaire…).
Une formation à deux volets, théorique et pratique
Initiée au niveau national dans 60 provinces, l’action de formation a pour objectif d’améliorer la qualité de l’éducation préscolaire et d’assurer l’égalité des chances entre les différentes régions, a-t-il noté.
Le programme mis en œuvre comprend deux volets: un volet théorique permettant à l’éducateur de s’informer sur les caractéristiques psychologiques et cognitives de l’enfant, ainsi qu’un volet pratique centré sur les techniques d’accueil, d’animation et d’aménagement des espaces d’activités, de jeux et de temps libre pour les enfants, a, de son côté, fait savoir dans une déclaration à MAP, Fatima Dafquih, formatrice.