Il s’agit du taux de croissance le plus faible depuis 2001, à l’exception de la crise financière mondiale et de la phase aiguë de la pandémie de Covid-19, indique le rapport publié ce mardi 11 octobre à l’occasion de la tenue, à Washington, des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).
L’économie mondiale devrait continuer à faire face à de grands défis, en raison des effets combinés de la guerre en Ukraine, d’une crise du coût de la vie provoquée par des pressions persistantes de l’inflation et du ralentissement de l’activité économique en Chine, affirme la même source.
Environ un tiers de l’économie mondiale fait face à deux trimestres consécutifs de croissance négative, ajoute le rapport. L’inflation au niveau mondial devrait passer de 4,7% en 2021 à 8,8% en 2022, avant de baisser à 6,5% en 2023 et à 4,1% en 2024.
Les trois plus grandes puissances économiques mondiales – les États-Unis, l’Union européenne et la Chine – devraient continuer de ralentir, poursuit le FMI. “Le pire est encore à venir, et pour beaucoup, l’année 2023 aura des airs de récession”, estime la même source.
Outre les effets du conflit en Ukraine, le FMI s’inquiète des pressions inflationnistes persistantes et croissantes qui ont déclenché un resserrement rapide et synchronisé des conditions monétaires, parallèlement à une forte appréciation du dollar américain par rapport à la plupart des autres devises.
“Nous nous attendons à ce que l’inflation mondiale culmine à la fin de 2022, mais qu’elle reste élevée plus longtemps que prévu, diminuant à 4,1% d’ici 2024”, soulignent les experts du FMI.
Le risque d’un mauvais calibrage des politiques monétaire, budgétaire ou financière a fortement augmenté à un moment où l’économie mondiale reste historiquement fragile et où les marchés financiers montrent des signes de tension, conclut le FMI.
Le Maroc est rapidement cité avec un taux de croissance de 0,8% en 2022 qui est celui de la prévision de Bank Al Maghrib.