En 2022, le ministère de la Culture a investi 40 millions de dirhams dans les festivals qu’il organise ou accompagne, hors celui de “Rabat, capitale africaine de la culture 2022”, a déclaré Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, le lundi 31 octobre au Parlement. “Il s’agit de l’équivalent d’un seul dirham investi par Marocain, soit un niveau très faible par rapport à l’international”, a-t-il souligné.
Il a également annoncé que 293 centres de jeunesse se situaient dans le monde rural, soit 44% des centres au niveau national. Dix centres de jeunesse devraient aboutir en 2022. De plus, 39 centres culturels sont prévus dans le monde rural, dont une dizaine sont déjà en cours, en l’occurrence à Khémisset, Chichaoua et Boulemane.
Malgré ces projets en cours, l’offre culturelle reste maigre au Maroc, selon Mehdi Bensaïd. Pour y faire face, le ministère travaille sur un projet de centre de jeunesse “mobile”, a-t-il informé.
Dans un autre registre, le ministre a insisté sur le fait que les festivals représentaient un élan économique pour divers secteurs, citant l’exemple du Festival Gnaoua et Musiques du monde, où “pour chaque dirham investi, l’écosystème de la ville d’Essaouira gagne 17 dirhams”.
Concernant le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, le ministre a indiqué que “les hôtels de la ville de Fès [affichaient] complet tout au long du festival”.