Le premier point mentionné par les deux associations professionnelles est relatif aux mesures du PLF 2023, notamment celui de la retenue à la source, que les médecins libéraux « rejettent à la lumière de la position de la Confédération générale des entreprises du Maroc ».

La CGEM estime que « la retenue à la source pour les personnes morales doit être supprimée ». Dans le même ordre d’idée, les médecins demandent la possibilité de permettre « au médecin d’opter pour la société professionnelle à associé unique », d’autant que « c’est une ancienne revendication de la profession qu’il est temps d’appliquer », avancent-ils.

Sur un autre registre, l’ANCP et le CSNMSP exigent la révision de la tarification nationale de référence (TNR). « Nous considérons que la révision de la TNR est un point essentiel de notre cahier revendicatif. Cette réforme sera globalement dans l’intérêt du citoyen », expliquent-ils.

Les médecins libéraux demandent également la mise en place de « mesures incitatives pour les médecins en s’inspirant des expériences d’autres pays, comme la France par exemple, où les médecins souscrivent à la CNSS avec un taux de cotisation de 6,5%, mais pour les médecins qui respectent la convention qui détermine la tarification des examens, la caisse leur verse 6,4%, ce qui représente 98% de la cotisation, ce qui ne leur fait payer que 0,1%. Nous sommes donc face à une mesure incitative claire qui pousse le médecin à respecter le tarif d’une manière qui impacte positivement sur les patients ».

Par conséquent, l’ANCP et le CSNMSP appellent « à l’adoption d’une incitation similaire au Maroc en adoptant les taux suivants : 50% du droit de cotisation, à la charge de la CNSS, et 50% restants à la charge du médecin » pour les médecins qui respectent les TNR.

D’autres mesures sont mentionnées dans le cahier revendicatif :

– Adopter et appliquer une carte régionale de la santé qui stimule et clarifie la nature du partenariat entre les secteurs public et privé.

– Accélérer la mise en place de la Haute autorité de santé pour offrir une vision globale du secteur de la santé, loin des tensions politiques.

– Mettre en place l’Agence nationale du médicament et des produits de santé.

– Activer la création d’une Agence nationale du sang et de ses dérivés, nécessaire pour atteindre l’autosuffisance dans ce domaine.

– Généraliser la création des facultés de médecine et de pharmacie dans toutes les régions du Royaume.

– Améliorer l’image du médecin marocain et renforcer la confiance du patient en lui.