« Les routes du Maroc et de l’Espagne se croisent encore une fois lors d’une Coupe du monde », ont écrit à l’unisson plusieurs médias espagnols, convoquant notamment le souvenir du dernier match de la phase de poule lors du Mondial 2018 en Russie, qui s’était terminé sur un match nul (2-2).

La prochaine rencontre entre les deux nations, qui aura lieu ce mardi 6 décembre (16h) au stade de la cité de l’éducation à Al-Rayyan, n’en sera pas moins spectaculaire. Le quotidien Marca déplore le déséquilibre attendu dans les gradins, où « 25.000 supporters marocains prendront place contre 5.000 supporters espagnols ». La même source d’ajouter : « L’Espagne jouera face au Maroc comme si le match se déroulait à Rabat, non seulement à cause de la couleur du maillot qu’elle portera, mais aussi par rapport à l’ambiance dans les tribunes. »

Plus optimiste, le journal El Mundo croit en une qualification de l’Espagne. Le quotidien estime que « c’est une chance pour l’Espagne d’avoir fini deuxième de son groupe, car son chemin vers la finale est plus facile dans cette partie du tableau« .

Si El Mundo affirme que « le Maroc est l’une des révélations de la Coupe du monde 2022 au Qatar« , le journal espagnol se projette vers une éventuelle finale avant même d’avoir passé l’obstacle des huitièmes. De son côté, AS met en avant l’influence du sélectionneur national Walid Regragui, « qui a joué en Espagne », dans les performances marocaines.

La RTVE fait elle aussi un focus sur les atouts techniques du Maroc, notamment la paire Aguerd-Saïss en défense centrale, ainsi que « l’aile droite redoutable avec Hakimi et Ziyech« , assurant que ce sera l’une des clés du match. Sans oublier la capacité des Marocains à être dangereux sur les transitions rapides, qui en font « une équipe difficile et inconfortable« .

Enfin, La Vanguardia a publié un article au titre tapageur, « l’Espagne contre l’équipe de l’ONU« , précisant que le Maroc, qui compte 14 joueurs nés à l’étranger, est « l’équipe qui en compte le plus« , et que « 137 des 832 joueurs de la Coupe du monde ne représentent pas leur pays de naissance ».