Avant d’affronter la Croatie, ce samedi 17 décembre à 16 h, au stade international de Khalifa, le Maroc a adressé une réclamation à la FIFA, fustigeant l’arbitrage du sifflet mexicain César Arturo Ramos, qui officiait lors de la demi-finale face à la France. 

Selon une source sûre, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a adressé cette correspondance au président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de déplorer les erreurs de M. Ramos sur deux actions en première période, notamment pour des fautes sur Soufiane Boufal et Selim Amallah. 

Sur la première action litigieuse (27e’), l’attaquant marocain a été fauché dans la surface de réparation par le Français Théo Hernandez, emporté par sa glissade après avoir dégagé le ballon. L’arbitre mexicain n’a pas bronché. Pis, il a accordé une faute inexistante aux Bleus et averti Soufiane Boufal.  

“Boufal ne doit pas prendre jaune et il y a pénalty”, a affirmé le sélectionneur national, Walid Regragui, lors de la conférence de presse qui précède la petite finale contre la Croatie. Même constat du côté du quotidien espagnol Marca

 

Le journaliste franco-algérien (Francefootball), Nabil Djellit, est lui aussi convaincu du penalty. Iker Casillas, l’ancien gardien du Real Madrid, a également relevé l’action, en lançant un sondage sur le même réseau social.  

A l’instar de Jamal Al-Ghandour, l’expert en arbitrage de beIN Sports, plusieurs arbitres internationaux n’étaient pas convaincus de la décision prise par l’arbitre mexicain sur cette action. Ce n’est pas sans rappeler la faute subie par le Tunisien Wahbi Khazri lors de la CAN 2022, qui n’avait pas non plus été sifflée par l’arbitre, ce dernier ayant estimé que le défenseur avait d’abord pris le ballon.  

En revanche, la seconde faute qui aurait dû être accordée aux Lions de l’Atlas, d’après la Fédération royale marocaine de football, est beaucoup moins évidente que la première. Certes, Selim Amallah a été ceinturé et retenu par le maillot dans la surface de réparation, mais le ballon n’est pas arrivé dans sa zone. Des contacts similaires sont courants et rarement sanctionnés. 

Quoi qu’il en soit, la réclamation de la FRMF n’a aucune chance d’aboutir. D’abord, à cause du temps de traitement de la FIFA qui dépasse généralement une semaine, alors que la finale se jouera le dimanche 18 décembre. Ensuite, parce qu’aucune réclamation de cette nature n’a été favorablement jugée par l’instance internationale.

La plus récente réclamation est celle déposée par la Fédération française de football (FFF), à la suite du but refusé à Antoine Griezmann face à la Tunisie, en phase de groupes, alors qu’il était pourtant valable. La FIFA n’a donné sa réponse qu’une semaine plus tard: négative. 

« Cette erreur n’enlève en rien la qualification de la France. On ne saura jamais ce qui se serait passé si le penalty avait été sifflé, mais il y avait pénalty. C’est le football, il faut l’accepter”, a déclaré le sélectionneur national pour clore le débat.