Trois partis marocains de gauche, l’Avant-garde démocratique et socialiste (PADS), le Congrès national ittihadi (CNI) et la Gauche unioniste (GU), issue d’une scission du Parti socialiste unifié (PSU), ont fusionné pour constituer la Fédération de la gauche.

Un congrès constitutif qui acte cette fusion a été organisé du 16 au 18 décembre. Il a donné lieu à un conseil national qui a intégré 135 membres de chacune des trois formations. Ce conseil a élu un bureau politique composé de 50 personnes. Lui-même élira un secrétaire général au cours des deux prochaines semaines.

La Fédération de la gauche concrétise enfin le projet de fusion de formations politique issues de la gauche, après l’échec du projet de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), porté par les mêmes formations et le PSU.

Le PADS, le CNI et le PSU s’étaient unis lors des élections communales et régionales de 2015 et des législatives de 2016 sous la bannière de la FGD, avec pour objectif de fusionner pour créer un grand parti de gauche. Mais la fusion n’a pas eu lieu en raison de divergences internes.

Lors des élections législatives du 8 septembre 2021, le PSU a décidé de faire cavalier seul. Les autres partis y ont participé dans le cadre de l’Alliance de la gauche démocratique (AGD).

L’AGD avait décroché un seul siège à la Chambre des représentants grâce à Fatima Tamni, du Congrès national ittihadi, élue dans la circonscription régionale (quota réservé aux femmes) de Casablanca-Settat, tout comme Nabila Mounib, qui y a été élue au nom du PSU.