Élaboré par une équipe d’évaluation indépendante, à la demande du Programme alimentaire mondial (PAM), le rapport signale « l’absence de contrôle direct sur la distribution de l’aide alimentaire générale et du libre accès aux camps« . Et d’ajouter : « L’organisation dispose d’une habileté limitée pour garantir le respect des principes humanitaires dans les camps. »
Le rapport relève également que « l’aide alimentaire est distribuée à toute la population des camps et non uniquement aux plus vulnérables », comme cela fut relaté dans les rapports antérieurs du PAM. Il s’agit là de l’un des outils du stratagème déployé pour gonfler délibérément les chiffres de la population dans les camps de Tindouf.
Il est donc devenu nécessaire de mettre à jour les informations relatives à l’aide alimentaire dans les camps de Tindouf à la lumière de cette nouvelle donne, et de renforcer le plaidoyer pour l’enregistrement de cette population par le HCR, dans l’attente de son retour à la mère-patrie ; l’enregistrement étant un outil clé de protection, d’évaluation des besoins et de solutions.
Selon le document, le PAM a « eu du mal à nouer des relations solides avec le Croissant rouge algérien ». C’est le polisario qui organise la distribution de l’aide alimentaire dans les camps au nom du Croissant rouge algérien, note le rapport.
« L’un des défis de l’évaluation est que tous les participants aux entretiens et discussions de groupe soient sélectionnés par les soi-disant autorités des camps », poursuit la même source. Un constat qui dénote de la volonté d’empêcher l’équipe d’évaluation d’entrer en contact avec des personnes susceptibles de révéler d’autres dysfonctionnements et des détournements de l’aide.