La transaction, financée sur les « ressources existantes » de HSBC, a été orchestrée par la Banque d’Angleterre, en coordination avec le Trésor et les autorités de régulation bancaire et des marchés britanniques.

« Les clients de SVB UK pourront accéder à leurs dépôts et leurs services bancaires normalement à partir d’aujourd’hui », précise le Trésor dans sa déclaration.

Le ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt, a précisé que l’opération avait lieu « sans soutien du contribuable ».

« HSBC est la plus grosse banque d’Europe, et les clients de SVB UK devraient se sentir rassurés par sa solidité », a-t-il ajouté.

Le ministre s’est félicité d’avoir « atteint une solution en si peu de temps », à l’issue d’un week-end de réunions et négociations, notamment avec le secteur de la technologie, alors que de nombreuses sociétés de ce secteur étaient clientes de SVB et craignaient un assèchement brutal de leur trésorerie.

Jeremy Hunt avait admis ce week-end un « risque sérieux » pour ce secteur.

Au 10 mars, SVB UK détenait des prêts d’un montant d’environ 5,5 milliards de livres et des dépôts d’environ 6,7 milliards de livres, d’après HSBC, qui indique que « les actifs et dettes des maisons mères de SVB UK sont exclus de la transaction ».

Les autorités américaines, de leur côté, ont annoncé ce dimanche 12 mars une série de mesures pour rassurer particuliers et entreprises sur la solidité du système bancaire américain. Elles vont notamment garantir le retrait de l’intégralité des dépôts de la banque SVB en faillite.

(Avec AFP)